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VousDevriezVoirÇa

L'islam: une théorisation de la prédation issue des cultures nomades (et improductives)?

13 Juillet 2014 , Rédigé par Vousdevriezvoirça Publié dans #Définitions et fondamentaux, #Rhétorique musulmane

Il ne faut pas sous-estimer la culture islamique car elle provient d'une très vieille tradition héritée des tribus bédouines, et elle correspond peut-être à d'autres populations qui, elles aussi, ont mal géré un processus fondamental de l'évolution humaine.

Certains ouvrages ancrent la création de l'islam dans la "perspective, quasi intemporelle, d’affrontement entre nomades et sédentaires, autrement dit entre communautés paléolithiques et néolithiques".

Les racines païennes de l'islam

Nous l'avons vu dans des articles précédents et nous y reviendrons, l'islam puise ses racines dans les cultes païens pratiqués à la Mecque, et notamment le culte d'Al-Lat, une triple déesse représentée par un croissant de lune: pour les peuples primitifs, le lien était évident entre le cycle de 28 jours de la lune et le cycle féminin, de 28 jours lui aussi.

Dès lors, il n'y a rien d'étonnant à ce que le Ramadan, le mois le plus sacré dans la culture islamique, soit le 9 ème mois du calendrier musulman : il s'agissait de fêter la grossesse de la déesse-lune et pendant ce mois de ne rien manger ni boire jusqu'à ce qu'elle apparaisse. Le pélerinage à la Mecque ("hajj") quant à lui, est un des piliers de la foi musulmane : c'était à l'origine le pélerinage annuel de tribus bédouines qui venaient rendre hommage à leurs idoles, une fois par an, dans la Kaaba de la Mecque.

Mahomet, gagné par la "mode" du monothéisme, les détruisit toutes, sauf une : la Pierre noire (al-Ḥajar al-Aswad), qui a, basiquement la forme d'un "yoni", c'est-à-dire un vagin, considéré comme source de la vie pendant très longtemps par les peuples primitifs - ceux que la Bible appelera "païens", méprisant leurs cultes et leurs pratiques qu'elle jugera obscènes... On peut comprendre pourquoi maintenant.
Pendant la rotation autour de la Kaaba, lors du pélerinage à la Mecque, les fidèles montrent leur dévotion à la Pierre Noire, dont on leur a dit qu'elle était noire parce qu'elle avait absorbé les péchés des hommes, en la frottant, en l'embrassant ou, au pire, en tendant le bras vers elle. En fait, elle est noire parce que c'est une météorite, et que fidèle à la tradition païenne, elle faisait l'objet d'un culte lié, donc, à la lune (on appelle les pierres lunaires faisant l'objet d'un culte des bétyles).

Distinction islam / Christianisme

En d'autres termes, l'islam ne puise absolument pas ses sources profondes dans le Judaïsme et le Christianisme, mais il s'en inspire habilement.

A noter que le Christianisme, dans sa forme cultuelle, s'inspire des divers cultes polythéistes greco-romains mais puise son dogme de paix et d'amour absolu dans le Judaïsme - Jésus, de son vrai nom Yehoshouah, est considéré par les juifs comme un rabbin... un peu rebelle. Le dogme chrétien occulte tout aspect violent. 

Le dogme islamique, lui, prône le recours final à la violence au fond... lorsqu'assez de musulmans jugent que c'est nécessaire : la "nécessité autorise ce qui est interdit' selon la juridiction islamique (voir point n°10 de cet article). De plus, la loi d'abrogation contenue dans le coran dicte aux musulmans de prendre en compte les sourates révelées en dernier chronologiquement lorsque deux sourates se contredisent. Or les dernières "révélations" de Mahomet (ces "révélations" se sont déroulées sur une période de 20 ans) montrent qu'il s'est radicalisé sur la fin puisque les sourates post-hégire, c'est-à-dire les sourates médinoises, comportent de nombreux appels à la violence.

Le Judaïsme : la religion des premières tribus sédentaires ?

Plusieurs aspects dans le judaïsme renvoient aux évolutions qu'ont connu les premières tribus sédentarisées : 

  • un peuple et son attachement à une terre = sédentarité,
  • la culture de l'effort, du travail, du "défrichement" = lié au développement de l'agriculture et de l'élevage,
  • la culture de la prospérité = intrinsèquement lié à l'économie de production qui résulte du travail de la terre.

L'évolution du nomadisme à la sédentarité, du paléolithique au néolithique, est analysé comme une véritable révolution. En effet : les peuples, au lieu d'être dans une économie de prédation (chasse, cueillette), vont vers une économie de production (culture, élevage) et il a été observé que ce changement procure une véritable prospérité aux tribus sédentarisées par rapport aux tribus nomades.

Les peuplades nomades, elles, se retrouvaient donc moins prospères et manquaient parfois de vivres. Pour pallier ces manques, elles recouraient à des razzias (mot arabe) : il fallait, de temps en temps, piller d'autres tribus pour subvenir à ses besoins, aller se "servir".

La sédentarité, elle, permet aux peuples d'être auto-suffisants et donc réduit le nombre de conflits. Dans l'idéal, tous les peuples étant prospères grâce à un travail persévérant sur leur terre, ils n'ont donc plus besoin de faire des incursions chez leurs voisins pour subvenir à leur besoins. 

Et c'est là qu'on peut comprendre un des aspects du "shalom" juif et de la "paix" chrétienne : si tous les peuples se donnent la peine de travailler leur terre, il n 'y aura plus de guerres.

L'islam : partition du monde, définition de la paix et justification de la guerre

En islam, point de territorialité, c'est même plutôt le contraire : l'islam est appelé à se répandre dans le monde entier. En islam, le monde est divisé basiquement en 2 zones : Dar al-Islam (maison de l'islam) et Dar al-Harb (terre non islamique) partant du principe que le Dar-al Islam doit être en permanente extension et le Dar al-Harb en permanente contraction.

Il existe donc un état de "guerre" plus ou moins larvée, permanente, vers les zones non-islamiques, histoire d'agrandir la zone dédiée à "allah" et c'est pour se faire qu'il existe la notion de djihad (qui recouvre : l'argumentation, les opérations financières et le combat armé "qitaal").

Le Djihad n'est donc pas toujours armé : il se comprend aussi comme "influence" et il est prescrit pour diffuser les idées de l'islam, notamment de façon à préparer pacifiquement les populations à une nouvelle gouvernance. Ce qui revient à une prise de pouvoir, et donc la captation de nouveaux territoires, et de nouvelles richesses.

En fait, si les militants de l'islam brandissent la paix islamique, ce n'est pas un mensonge : il s'agit de la paix ENTRE musulmans. Et là, il faut remonter dans l'histoire : les tribus bédouines pendant des siècles se sont épuisées en ...razzias. Ce n'est pas un hasard si ce mot est d'origine arabe parce qu'il reflète une réalité typique de ces populations : plutôt que de se "poser" sur une terre, les tribus bédouines ont continué à voyager, elles sont restées nomades... et donc improductives et parfois, à court de vivres (contrairement aux tribus sédentarisées, même si celles-ci rencontraient d'autres difficultés).

L'islam permettait donc d'unir intelligemment les forces de plusieurs tribus nomades, baignées dans la culture ancestrale de la chasse et de la razzia, idéalement pour pouvoir affronter des puissances de plus en plus riches et prospères.

Voilà le sens de la paix et de la solidarité entre musulmans : elle résulte de cette idée d'unir ses forces pour capter toujours plus de territoires (et accessoirement les biens matériels qu'ils contiennent) au nom... d' "allah" : et c'est tout le sens de la sourate 8 AL-ANFAL (LE BUTIN).

Justifier la prédation : c'est toute la difficulté (des chefs) de l'islam

Cependant, le Judaïsme et le Christiannisme étant passés par là, les attaques et les pillages ont été de moins en moins bien perçus. Normal. Les peuples sédentarisés voyaient forcément d'un mauvais oeil le pillage des richesses qu'ils avaient obtenu de leur labeur.

Il fallait donc justifier ces attaques et ces pillages. Il y a donc plusieurs principes sur lesquels les chefs spirituels et les militants de l'islam peuvent se baser pour justifier une incursion dans les territoires où prospèrent les peuples qui, eux, ont entamé le processus de sédentarisation avec succès:

Victimisation permanente

C'est là qu'intervient la pirouette intellectuelle du djihad en tant que guerre défensive : l'islam, pour justifier une attaque, se sert du principe juif de défense en cas d'attaque. Mais pour démontrer qu'il est attaqué, il doit donc prouver par tous les moyens que ses ouailles sont des victimes : c'est la raison pour laquelle les défenseurs et les militants de l'islam ont recours à la victimisation permanente et n'hésitent pas à mettre en scène les injustices dont sont victimes des personnes de confession musulmane en mettant le rejet ou l'injustice dont ces personnes sont victimes sur le compte de leur islamité, l'idée étant de susciter l'indignation et la colère chez la majorité des musulmans. Cela empêche toute remise en question collective.

Le problème étant : comment évaluer le succès de ces discours et leur diffusion? 

Provocations : attitudes passives-agressives

Cependant, lorsque les attaques contre les musulmans ne sont pas assez importantes et pas assez nombreuses pour scandaliser la majorité des musulmans et ainsi les motiver à passer à une offensive, sûrs de leur bon droit de "défendre" leur "frères et soeurs" -dont ils doivent absolument être solidaires- contre une oppression, l'islam encourage également ses fidèles à adopter des attitudes typiquement passives-agressives envers les non-musulmans : ils ne doivent pas dire bonjour en premier à des non-musulmans, ils ne doivent pas les inviter chez eux, ils doivent s'en méfier (coran 5:52) et bien évidemment, les codes vestimentaires extrêmes tels que le niqab noir, le qamis et la longue barbe, n'ont d'autre effet que de mettre mal à l'aise les non-musulmans puis de les accuser d'"intolérance" s'ils expriment cette gêne -un jeu de dupes puisque les personnes gênées par ces codes vestimentaires ne font que signaler qu'ils ont compris le message et que ceux qui l'envoient font mine de ne pas l'avoir envoyé-. L'idée est de réussir à provoquer l'autre de telle façon que ce soit lui qui engage les hostilités et ainsi se positionner en tant qu'agressé - la logique des attitudes passives-aggressives. Ainsi, l'honneur est sauf, et il est pleinement justifié de riposter.

Pousser des "loups solitaires" à l'attaque pour énerver, puis s'en dédouaner

En s'appuyant sur les plus perdus et les plus faibles psychologiquement, il n'est pas difficile pour cette idéologie de pousser un jeune à accomplir un acte aussi barbare que planifié et réfléchi. L'islam cadre, il définit une bonne fois pour toute ce qui est "licite" et ce qui ne l'est pas, fournissant un ensemble de règles très précises et très contraignantes, n'exigeant aucune réflexion si ce n'est : "est-ce que ce que je fais est conforme à l'islam ?" ou "comment faisait le prophète?". Pas de définition fumeuse du bien et du mal, pas de "prise de tête", l'islam vous dit quoi faire, quoi manger, à quel moment, quoi dire, comment vous comporter et avec qui. L'islam vous dit même avec quel pied rentrer dans des toilettes et dans quelle direction vous ne devez pas faire vos besoins.
Ce n'est pas un hasard si l'islam recrute ses djihadistes parmi des personnes en perte de repère : comme l'explique Franck Fregosi, sociologue spécialiste de l'islam, les nouveaux convertis et, par extension, ceux versant dans le djihad sont souvent :

"jeunes, sans réelle éducation religieuse et sans appartenance à aucune communauté. Situation précaire, familles éclatées, exclusion sociale... ils pensent que l'islam a "les réponses à tous les problèmes sociaux qu'ils peuvent être amenés à subir". La religion devient alors "un exutoire" de leurs frustrations et de leurs traumatismes. Ils compensent leur marginalisation de la société en respectant scrupuleusement les dogmes de la religion, ce qui leur permet de "se reconstruire moralement et de se forger leur propre estime". 
 
A quoi servent ces jeunes utilisés, ni plus ni moins, comme de la chair à canon ? Une fois de plus, l'idée est d'attirer l'attention, de choquer, de faire "monter en pression"  les non-musulmans, et parallèlement, de (laisser) diffuser l'idée selon laquelle, de toute façon, c'était un pauvre gamin perdu. 

 

​Dernière cartouche : reprocher aux cultures sédentaires leur appât du gain

La dernière cartouche réside dans l'idée de placer le spirituel au-dessus du matériel. C'est LE joker de l'islam. Comme nous l'avons vu plus haut, la sédentarité a entraîné la culture des terres et l'élevage, et avec elle, une économie de production, par opposition à la prédation.

L'économie de production, permettant de rendre les populations sédentarisées prospères, auto-suffisantes, et davantage pacifiques est précisement ce que reprochent les militants de l'islam au monde occidental, pointant l'avidité, les inégalités et les injustices que celle-ci entraîne. 

L'islam s'adresse donc aux improductifs, à ceux qui ont soif d'absolu et qui ne se sentent pas à la hauteur, aux rêveurs et aux idéalistes, à tous ceux qui préfèrent "vivre d'amour et d'eau fraîche", c'est-à-dire à ceux qui sont restés nomades dans l'âme, contemplatifs et non productifs. Evidemment ce discours, donnant un certain lustre à ce qui relève, ni plus ni moins, d'une féroce jalousie envers ceux qui ont davantage, s'adresse à tous ceux qui se sentent déclassés, incompétents, marginalisés... en somme, dépassés.

C'est ainsi que l'islam se pose en quelque sorte en donneur de leçons. Dans la même veine, il reproche aux peuples judéo-christiannisés leur matérialisme et les injustices sociales, lorsque l'islam permettrait, grâce à ses "sukuks" (titres financiers islamiques) de ne pas tomber dans l'usure (pas de taux d'intérêt en finance islamique). A force de tolérance, les pays occidentaux sont dépravés : l'islam régule tout ça. Etc, etc, etc...

L'islam apporte une réponse théorique à tout, et se défend d'être avide, lui aussi. Rappelons la sourate 8 AL-ANFAL (LE BUTIN) qui dédouane les musulmans de tout appât du gain:

1. Ils t'interrogent au sujet du butin. Dis : "Le butin est à Allah et à Son messager."

Or, s'il n'y a pas encouragement à la production et donc à l'innovation (son corollaire), l'économie stagne, et une société entame un processus, si ce n'est de régression, au moins de stagnation. C'est ainsi qu'une société prend le chemin de l'insuffisance et de la misère sociale.

Prospérité et pacifisme vs. "tout spirituel"... et razzias pour survivre

Et c'est ainsi que le tout théorique, le tout spirituel au mépris de la production et de la prospérité, entraîne à nouveau une société dans le piège de l'insuffisance et donc de la tentation de recourir à la prédation, au pillage d'autres peuples et donc aux conflits.

Mais ne nous trompons pas, les chefs islamiques eux, ne manquent jamais de rien et c'est bien parce qu'ils savent parfaitement faire croire aux musulmans à toutes ces idées islamiques tout en ne les respectant pas vraiment eux-mêmes.

Si on resitue donc l'islam dans la perspective historique de l'évolution humaine, l'islam est donc bel et bien une régression, en plus d'être une doctrine construite uniquement, non pas pour aider l'homme à s'élever et vivre dans la paix, mais pour capter de nouvelles richesses et justifier des conflits armés.

Comment ce "tout spirituel" peut "prendre" à l'heure de la crise économique?

C'est pour cette raison que nous devons éviter tout progrès dans le mauvais sens, toute "science sans conscience", et éviter ainsi d'amener de plus en plus de gens à penser que, finalement, les idées islamiques méprisant les biens matériels (en apparence : c'est là la clé), ne sont "pas si mauvaises que ça" et pourraient apporter un bien moral aux sociétés occidentales.

A l'heure où de plus en plus de gens se sentent déclassés et où le discours anti-capitaliste gagne de plus en plus d'adeptes, à tort ou à raison, les sociétés occidentales doivent réussir à contrer cette "com' " méprisant la production et ainsi la prospérité par tous les moyens en rappelant, par exemple, les bienfaits apportés par le progrès économique, industriel, scientifique, etc... choses que nous oublions trop vite dès lors que nos démocraties se fourvoient dans les travers de l'exercice du pouvoir.

C'est pour cette raison que l'on retrouve une connivence idéologique forte entre l'extrême-gauche et l'islam : ils prônent le même égalitarisme et ont la même inimitié pour les puissants et les riches. L'idée étant de démontrer, tôt ou tard, que ces richesses et cette puissance ne sont pas méritées et ainsi de justifier pieusement... une prédation de celles-ci ou au pire leur destruction pour que l'autre ne puisse pas en profiter.

C'est pour cette raison que l'islam ne supporte aucune remise en question et qu'il est quasi impossible de décrire publiquement les ressorts mensongers de cette "religion" sans être insulté ou diffamé.

Et dans ce sens, on peut dire que les idiots utiles et les naïfs tous bords confondus jouent un rôle fondamental dans la diffusion et la "défense" de l'islam.

Si la vraie nature du dogme islamique était exposée, la justification à toutes ses provocations et à toutes ses tentatives d'influence s'effondrerait pour toujours, contrairement au Judaïsme et au Christianisme qui, malgré leur remise en question scientifique et historique, et malgré leurs défauts, ont autre chose à proposer aux hommes que des allégories et des mythes : ils leur apportent un cadre moral capable de les guider dans leur vie, sans pour autant brider leur créativité et ainsi l'innovation et le progrès, garants de la production et donc de la prospérité (ce point est particulièrement développé dans le Judaïsme).

Le paradoxe de la production, mais son bilan positif

C'est pourquoi, même si cela paraît invraisemblable d'avoir à le faire, les démocraties occidentales devraient prouver qu'elles se soucient du bien-être, de la sécurité et de l'égalité de traitement entre leurs citoyens, montrer qu'elles ont été capables de développer des structures et des institutions qui protègent l'individu et le bien collectif. Parce que c'est une guerre idéologique que mène l'islam en occident, il faut répliquer de façon idéologique. Pourquoi? L'islam inspire un rejet instinctif et viscéral chez les populations autochtones mais emporte globalement une vive adhésion chez les populations allogènes. Pour vivre en paix avec les populations allogènes, les démocraties occidentales doivent les rallier à leurs valeurs.

Nous pouvons contrer cette "com' " anti-occidentale, anti-production, anti-prospérité, anti-liberté, affirmer notre moralité, assumer notre culture de l'effort et de la prospérité, et déconstruire les arguments islamiques. Nous pouvons nous inspirer d'une fameuse formule, empruntée à un certain candidat aux élections présidentelles en 1981, dans nos prises de position et nos actions : la force tranquille. 

C'est aussi dans cette optique qu'il serait utile de sanctionner les comportements immoraux dans le monde de l'industrie, de la politique et de la finance qui choquent tant l'opinion publique et surtout de le faire savoir (on ne le dira jamais assez: la "com'" est fondamentale). En revanche, il faudra faire de la pédagogie et expliquer pourquoi il ne convient pas de réguler sur d'autres points. Supprimer des libertés individuelles, interdire tout profit, empêcher l'enrichissement : ce sera non. 

C'est tout le paradoxe de la production : elle peut entraîner l'avidité et les malversations mais elle entraîne aussi un meilleur confort matériel et ainsi dissuade les populations de recourir à la guerre pour aller chercher ailleurs ce qui leur manque.

Il suffit de voir le confort de vie, la sécurité des biens et des personnes ainsi que la protection des libertés individuelles dans les pays occidentaux et le pouvoir d'attraction que ces derniers exercent sur les populations extra-communautaires, nord-africaines et subsahariennes depuis environ 50 ans : une attraction qui devrait nous rappeler, à nous occidentaux, et même si nous n'atteignons pas (encore) la perfection, la chance que nous avons. Certes, progresser et rester moral reste un exercice d'équilibriste, mais le bilan est globalement positif et nous pouvons le rappeler à tous ceux qui remettent en question notre "système", un mot-valise qui, parfois à l'insu même de ceux qui le prononcent, peut cacher une remise en question profonde de nos fondements idéologiques.

Nous devons toujours garder à l'esprit que l'extrême-gauche, rejointe sur le terrain de l'anti-libéralisme par l'extrême-droite et l'islam ne l'entendent pas de cette manière. Des réminiscences de leur racines paléolithiques sans doute... 

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