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VousDevriezVoirÇa

L'homme de gauche est tellement bon avec le bougn.. heu le pauvre musulman opprimé : analyse d'une rhétorique douteuse

17 Décembre 2015 , Rédigé par Vousdevriezvoirça Publié dans #Racisme, #Mépris, #Exotisme, #Condescendance, #Islamogauchisme, #Paternalisme, #Electoralisme, #Les Damnés de la Terre, #Posture de Sauveur, #Idiots Utiles

Le billet date de 2009. Dans "Pourquoi faut-il se réjouir du limogeage de Tariq Ramadan par la ville de Rotterdam ?", Mohamed Sifaoui s'étonne que son camp politique, la gauche, ait fait preuve de davantage de complaisance vis-à-vis de Tariq Ramadan que le camp politique des "conservateurs", qualificatif qu'il utilise pour désigner la droite, et/ou l'extrême-droite.

Gauche "républicaine", écologistes, extrême-gauche, islam politique : des frontières poreuses ?

Quand l'extrême-gauche, alliée de la gauche "républicaine" relaie un meeting «Pour une politique de paix, de justice et de dignité» avec Tariq Ramadan

Récemment, c'est encore à gauche, par le parti de Clémentine Autain «Ensemble !», satellite du Front de Gauche, qu'a été relayée une conférence prévue le 11/12/15 à Saint-Denis à laquelle participait la fine fleur de l'islam politique et vindicatif, Tariq Ramadan, qu'on ne présente plus, et Marwann Muhammad, ancien porte-parole du CCIF, et désormais conseiller à l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). 

Y participait également Laurence Blisson, secrétaire du syndicat de la magistrature, à l'origine du fameux "mur des cons" qui insultait quasi exclusivement des personnalités politiques de droite, et dont la présidente vient d'être renvoyée en correctionnelle.

Quand EELV, le NPA, le PCF et le Front de Gauche participent à des manifestions "pro-palestiniennes", antisémites et anti-républicaines

Quand ils ne les organisent pas carrément, il est de notoriété publique que ces micro-partis dont le pouvoir de nuisance est inversement proportionnel à leur succès dans les urnes, participent volontiers à ces manifestations, parfois interdites, qui ont lieu régulièrement pour "libérer les palestiniens", contre l'état "raciste" d'Israël. Le but ? Faire un parallèle avec le "racisme d'état" dont les "minorités" seraient victimes ici, assimilant l'interdiction du voile à l'école à du "racisme d'état". Sauf que l'islam n'est pas une race, c'est une religion et que la règle s'applique également non seulement aux français d'origine convertis à l'islam, mais aussi à toutes les autres religions et à leurs signes distinctifs. 

Lorsque ça concerne Israël, EELV, le NPA, le PCF et le Front de Gauche n'ont aucun problème à fréquenter les auteurs de discours racistes, sexistes, homophobes...

Rappelons que l'argument fallacieux de la soit-disant distinction entre le "sionisme" et la "judéité" n'est qu'un paravent à la persécution du juif qui ne se soumet pas aux exigences de l'islam et qui n'aurait pas sa place au Moyen-Orient, puisqu'il n'a plus rien à voir "ethniquement" avec les hébreux. Un discours purement et simplement raciste qui n'a pas l'air de choquer ces combattants infatigables de l'"anti-racisme". Transposé ici, un occidental hostile à la visibilité croissante de l'islam est traité de "facho", de "raciste", il est accusé d'être "fermé à la diversité". Bref, grâce à la gauche, à tous les coups contre l'islam, on perd (voir l'analyse de ces discours pro-islam ici).

Le seul point commun entre tous ces discours contradictoires ? Ils tendent à criminaliser... les opposants au projet de l'islam d'être de plus en plus visible dans les pays occidentaux, et de faire disparaître l'état juif de la carte, qu'il considère comme une "souillure" en "terre musulmane". Aux médias, la gauche et les acteurs de l'islam politique diront d'une même voix que c'est territorial, politique, économique. Or, c'est bien la rumeur de destruction d'une mosquée - construite à l'origine sur un lieu saint juif soit dit en passant - , un chiffon rouge agité dès 1920 par Amin Al Husseini, le mufti de Jerusalem de l'époque (c'est lui qui rencontra Adolf Hitler en 1940) et depuis régulièrement ressorti par les autorités palestiniennes, qui a fait se soulever la population. De plus, le "combat à mener contre les juifs" constitue une part fondamentale de l'eschatologie musulmane

En résumé, on peut se dire de gauche et ne pas être dégoûté par des thèses compatibles avec le national-socialisme, qu'on prétend combattre.

La mésalliance du PS avec une ultra-gauche pas vraiment dégoûtée par l'islam politique

Alors que la moindre mésalliance des Républicains (ex-UMP) avec le Front National, ou d'un élu du Front National avec un "Identitaire" ou un "néonazi" fait l'objet d'un torrent d'articles et de polémiques, l'alliance du Parti Socialiste avec des partis relayant la promotion d'un meeting où un Tariq Ramadan a lâché "Y en a marre de la laïcité", après avoir posté sur son compte Facebook qu'il n'était "Ni Charlie, Ni Paris", suite aux attentats du 13 novembre, ne suscite aucun étonnement, aucune réaction, aucune condamnation, aucun article à charge.

Tariq Ramadan crache sur les morts dans les récents attentats. Et la gauche n'y voit aucun inconvénientTariq Ramadan crache sur les morts dans les récents attentats. Et la gauche n'y voit aucun inconvénient

Tariq Ramadan crache sur les morts dans les récents attentats. Et la gauche n'y voit aucun inconvénient

Quand la N°2 de la liste PS en Seine-Saint-Denis s'accomode de discours racistes, antisémites, anti-républicains, laïcophobes et misogynes

Bien sûr, Clémentine Autain rappelle dans une tribune qu'elle s'oppose "fermement" aux positions de Tariq Ramadan concernant l'égalité hommes-femmes - que celui-ci conteste, ce dont elle est bien consciente. Mais ça va, elle gère.

Qu'on se rassure, elle est "pour la paix", "pour l'apaisement" et "pour la laïcité" et s'acoquiner avec Tariq Ramadan ou Marwann Muhammad ne relève selon elle tout au plus que d'une saine "conflictualité propre à la démocratie" (sic).

En juin 2015, J-C Cambadélis a invité le CCIF au siège du PS... dans l'indifférence générale

La "gauche républicaine" mise-t-elle sur la réserve de voix que constitue la communauté musulmane pour rester au pouvoir ?

On peut raisonnablement le penser, quand on voit les multiples appels du pied que font les partis de gauche aux agents de l'islam politique. En témoigne cette invitation passée complètement inaperçue de l'association communautariste CCIF au siège du Parti Socialiste en juin 2015 par le premier secrétaire himself. Si l'information n'a quasi pas été abordée par les médias "mainstream", (à part dans Slate... dans une phrase noyée au milieu d'un article de plusieurs milliers de mots), elle a bien été relayée en revanche par les médias communautaristes.

L'invitation du CCIF par Jean-christophe Cambédélis au siège du Parti Socialiste en juin 2015 : message reçu 5/5 sur les médias communautaires musulmansL'invitation du CCIF par Jean-christophe Cambédélis au siège du Parti Socialiste en juin 2015 : message reçu 5/5 sur les médias communautaires musulmansL'invitation du CCIF par Jean-christophe Cambédélis au siège du Parti Socialiste en juin 2015 : message reçu 5/5 sur les médias communautaires musulmans

L'invitation du CCIF par Jean-christophe Cambédélis au siège du Parti Socialiste en juin 2015 : message reçu 5/5 sur les médias communautaires musulmans

Mais outre le calcul électoral, la façon qu'a la gauche de se positionner en pasionaria de la cause des musulmans prétenduement opprimés résulte d'une conception du monde bien particulière. Très forte en France, elle est vivace aussi dans tout le monde occidental en général, et elle se trouve souvent à gauche.

"Races inférieures", "races supérieures"... Vous êtes en train de lire la réflexion d'un homme de gauche

"Races inférieures", "races supérieures"... Vous êtes en train de lire la réflexion d'un homme de gauche

Dans sa vision du monde, l'homme de gauche manie de concepts tellement beaux, tellements grands, il a l'impression d'être tellement bon... qu'il croit fermement qu'il est supérieur aux autres.

La seule différence c'est qu'aujourd'hui, il ne le verbalise plus.

L'occidental de gauche se bat pour de grandes causes  humanistes, universelles et progressistes... 

...Contrairement aux "conservateurs", forcément renfrognés, manquant de coeur et "réac'"! 

Il fallait peut-être trouver un moyen de s'opposer à l'ordre naturel qui s'imposait de lui-même alors pour exister politiquement, l'homme de gauche a trouvé : il serait le fervent défenseur de GRANDES valeurs comme la "cause humaniste", le "progrès" des "droits individuels"... 

Les mots vertueux : le facteur de différentiation principal de la gauche

C'est tout le sens de la rhétorique de M. Bartolone lors des dernières élections (qu'il a perdues) : « [l'identité francilienne] que nous incarnons avec Emma, avec Pierre, avec toute la gauche, socialistes, radicaux et citoyens, communistes et écologistes, c'est une Ile-de-France humaine, progressiste et écologique». 

L'homme de gauche s'est auto-investi d'une grande mission universelle, humaniste et progressiste. En toute modestie, si le monde va mieux au fur et à mesure, c'est un peu grâce à lui. 

C'est aussi le sens des plaidoyers en faveur d'une France "riche de sa diversité", forcément "ouverte sur le monde" parce que "multiculturelle" et "tolérante".

C'est beau comme une publicité Benetton. On a envie d'y croire naturellement, parce que nous aspirons tous spontanément à la fraternité et à une cohabitation sereine et fructueuse. Mais...

La gauche est-elle indispensable à l'avancement de la société ?

Si, en effet, il y a de plus en plus de belles réussites d'intégration, et il faut le souligner, le résultat de l'immigration extra-européenne, 40 ans après le début de son arrivée massive, n'est pas ce tableau idyllique que nous dépeint la gauche. Cela veut-il dire que le tableau est complètement noir ? Non plus. 

Les hommes et les femmes de gauche croient-ils qu'on est "intégré" quand on s'habille en jean/basket au lieu d'être en tenue traditionnelle, ou quand on a une qualification professionnelle ? Les hommes et les femmes de gauche sont-ils à ce point superficiels ? 

La gauche, qui croit fermement en sa vision et en sa contribution à l'évolution de l'humanité, arguera qu'ella a contribué à de belles avancées, notamment sociétales, et c'est à ce titre qu'elle croit qu'à force de dire que l'immigration est une "chance pour la France", elle le deviendra

Mais la gauche a-t-elle fait évoluer la société tant que ça ou se base-t-elle sur 2/3 mesures symboliques tout au plus pour justifier ses prétentions?

Allons plus loin : a-t-on besoin de la gauche pour faire avancer la société dans le bon sens, vers plus de droits individuels, plus de libertés ? 

La réforme, le progrès, l'humanisme sont-ils l'apanage de la gauche ? Vraiment ?

L'homme de gauche confond l'incantation et la réalité

Rappelons quelques faits : 

  • C'est Jules Ferry avec une grande partie de la gauche qui pensait que "les races supérieures" avaient un devoir, une mission civilisatrice envers les "races inférieures", pas un homme de droite. Fraternité, dites-vous ?
  • Ce sont les républicains du XIXe s., l'ancêtre de la gauche, qui refusaient le vote aux femmes, parce qu'ils les soupçonnaient d'être influencées par les prêtres. C'est Charles de Gaulle, militaire et catholique pratiquant, qui le leur accorde en 1945. La gauche, à la tête du combat féministe
  • En 1940, Pétain obtient les pleins pouvoirs grâce au vote de 286 députés de gauche, quasiment à égalité avec les 283 députés de droite, vote organisé par Pierre Laval, un des cadres du SFIO, ancêtre du Parti Socialiste actuel. C'est un général, catholique pratiquant et conservateur, qui coordonna la résistance et libèra la France du joug nazi.  La gauche, un rempart contre le fascisme ?
  • On l'oublie souvent mais le n°2 du Régime de Vichy était Pierre Laval. L'autre homme fort du régime était François Darlan, de centre-gauche. M. Laval a joyeusement collaboré entre autres à la déportation de juifs français, et a même fait du zèle en livrant des mineurs. Le régime hitlérien n'en demandait pas tant.
  • Plusieurs intellectuels de gauche membres de la LICA (Ligue internationale contre l'antisémitisme), finiront par s'engager dans la collaboration pendant la 2nde Guerre Mondiale. Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, ils finissent par penser que les juifs sont responsables de la guerre avec l'Allemagne. Pacifiste en temps de paix, collabo en temps de guerre... L'homme de gauche : un comportement exemplaire en temps de guerre ?
  • C'est sous un gouvernement de droite que l'IVG a été voté, en 1975, certes non sans mal, mais voté et adopté.
  • C'est sous le gouvernement Jospin et la présidence de Jacques Chirac en 1999 que le PACS a permis aux couples de même sexe d'obtenir des droits en matière de logement, de patrimoine et de droits sociaux, et c'est sous le gouvernement De Villepin, en 2006, que le PACS s'est étoffé jusqu'à octroyer des droits quasi identiques au mariage civil. La gauche : le monopole du progressisme ?
  • Dernièrement, il a été reproché à Philippe Vardon, un "identitaire", d'avoir fréquenté des néo-nazi dans sa jeunesse. François Mitterrand, homme fort de la gauche française, n'a-t-il pas lui aussi commencé son engagement politique à l'extrême-droite notamment avec la manifestation de l'"Action française", également délicatement nommée "Manifestation contre l'invasion métèque" ? 
  • On reproche à l'extrême-droite française d'être un ramassis de nostalgiques de l'"Algérie française" mais s'il y eut un ministre de la justice attaché à celle-ci, ce fût bien François Mitterrand.

Pourquoi, au vu de ces éléments, reprocher ses écueils à la droite en omettant sciemment de mentionner que la gauche, derrière ses beaux discours, a fait pareil, voire pire ? N'est-il pas superficiel de s'arrêter au discours ? N'est-il pas temps de voir les faits et de démasquer les impostures, derrière les postures ?

Dire le négatif c'est s'en réjouir, selon l'homme de gauche

Mais la réalité historique importe peu à l'homme de gauche. D'ailleurs, il ne supporte pas de voir la réalité si celle-ci ne correspond pas à son idée, et notamment à celle qu'il se fait de ce que "doit être" la société, si bien que toute évocation d'une réalité déplaisante devient à ses yeux une incantation du mal. Lui qui s'est habitué à confondre ses souhaits avec la réalité interprète l'évocation d'aspects négatifs de la réalité à leur tour comme un souhait ou motivé par des arrières-pensées forcément "nauséabondes".

L'homme de gauche est tellement plein de bonnes intentions qu'il ne comprend pas qu'évoquer le négatif ne soit pas forcément sous-tendu par des arrières pensées négatives. 

Si on n'en parle pas, " tout ça" n'existera pas. 

L'homme de gauche se trouve tellement grand... qu'il ne voit même pas qu'il est déjà à genoux

"Tout ça", ce sont d'abord les insultes, l'incivisme, l'hostilité flagrante quand on est blanc et/ou visiblement non-musulman et qu'on se retrouve dans certains quartiers ou sur internet (voir l'imprim'écran ci-dessous), le harcèlement sexuel des femmes en France dont l'origine est un secret de Polichinelle (les récentes agressions sexuelles coordonnées et perpétrées dans toute l'Allemagne le soir du Nouvel an 2015 sont là pour en témoigner, une fois de plus), les agressions (et notamment celles dont sont victimes les français de confession juive), le vandalisme, la dégradation d'espaces publics lors de manifestations "pro-palestine" ou "pro-migrants". 

"Sale bouffonne de harki". La gauche a-t-elle prévu quelque chose pour défendre cette diversité-là, celle qui se fait insulter par sa communauté parce qu'elle s'intègre vraiment ?

"Sale bouffonne de harki". La gauche a-t-elle prévu quelque chose pour défendre cette diversité-là, celle qui se fait insulter par sa communauté parce qu'elle s'intègre vraiment ?

Un profil type se dégage, invariablement, mais le dire aujourd'hui, c'est risquer une condamnation en justice.

En revanche, on laisse relativement tranquilles les auteurs d'appels à la haine, et les chanteurs de rap appelant à "dégainer sur des faces de craies". (D'autres exemples de cette haine mise en chanson et écoutée par les jeunes depuis des années dans l'indifférence générale , et , ...).

Imperméable au réel et fort de sa lecture idéologique du monde, l'homme de gauche continue de chanter les louanges de l'"épatante diversité" de la France, dans un mélange d'exotisme post-colonial et de condescendance qui n'est pas sans rappeler les propos de Jules Ferry, pourtant animé des meilleures intentions.

La condescendance et le sentiment de supériorité cachés derrières les meilleures intentions du monde, c'est un peu ce qu'on retrouve dans cette chronique de Guy Birenbaum de septembre 2014 où le journaliste affirme que "les migrants sont comme nos enfants".

Oui oui, vous avez bien lu. 

Nous, européens, sommes un peu comme des pères pour les migrants, ces êtres un peu gauches et un peu cons... Heu, désemparés.

En fait, l'homme de gauche s'inscrit, toujours animé des meilleures intentions, attention, dans une vieille tradition : celui du paternalisme colonialiste.

Le même qu'on retrouve dans le discours de Ferry et qui était si courant au temps des expositions coloniales, également appelées zoos humains, où les parisiens et les provinciaux se pressaient, émerveillés devant tant d'exotisme, à force d'avoir entendu parler de l'Empire Colonial français.

"Humanisme" ... ou paternalisme ?

C'est cet émerveillement, cette bienveillance paternaliste qu'il faut entendre quand la gauche parle d' "humanisme", quand la droite mise, du moins dans son discours, sur la responsabilité de chacun, sur le travail et les efforts individuels. Un discours qui horripile l'opinion publique. Pourtant, quelle dignité accorde-t-on à un individu quand on le dépossède de sa responsabilité, de son libre-arbitre, de la fierté de lui-même une fois ses objectifs atteints, au prix d'un long travail ?

->>> Comment permettre à un individu de s'émanciper si vous le dépossédez de la responsabilité de ses actes ?

Si l'on retrouve la même condescendance, la réponse à la violence des indigènes rebelles pose question : on est passé de la guillotine régulièrement utilisée en Algérie par François Mitterrand, alors Garde des Sceaux, aux subventions en tout genre.

Oui, c'est le premier président socialiste de la Ve République qui décida de faire guillotiner les premiers "nationalistes" algériens dans les années 50. Les usurpateurs ne se font pas de cadeaux entre eux.

Le cas d'école :

Jacques Attali et l'émergence d'une bourgeoisie musulmane

Dans cette vidéo dont la date de publication la plus ancienne remonte à 2011, donc avant l'affaire Merah, avant l'affaire Nemmouche, avant les attentats de l'Hyper Casher et l'"intifada des couteaux" qui dure depuis l'été 2015 en Israël (peut-être a-t-il commencé à réviser son opinion depuis ? On le lui souhaite), Jacques Attali explique que pour favoriser les bons rapports entre la communauté juive et la communauté musulmane, toujours plus importante, il faut aider la communauté musulmane à produire ses élites, à avoir sa propre bourgeoisie

Rappelons aux fous du complot juif que Jacques Attali N'EST PAS LA communauté juive, il ne REPRESENTE PAS "LES juifs", il n'en est qu'une voix, et de nombreux juifs ne pensent pas comme lui. Jacques Attali est avant tout un homme de gauche, pétri des meilleures intentions concernant en premier lieu sa communauté, ce qui n'a rien de répréhensible en soi, qui ne rencontre de la banlieue que des gens qui ont été triés sur le volet pour luiLes juifs aussi ont le droit d'être pleins d'illusions, ce n'est malheureusement pas réservé aux athées et aux chrétiens.

Il y a des gens formidables dans la communauté musulmane.

Jacques Attali

Le message n'est pas passé inaperçu dans la communauté musulmane et sous cette vidéo mais aussi sous cet autre extrait, publié par un sympathisant de Barakacity, la fameuse association "humanitaire" islamique qui oeuvre en Syrie, on pourra constater à quel point les bonnes intentions attaliennes : 

1/ ne trompent personne : le propriétaire du compte affichant la bannière de BarakaCity (et le logo du Hamas en profile picture) l'accuse d' "infantiliser" les musulmans, 

2/ suscitent encore plus le rejet et le mépris. Il suffit de lire les commentaires, pleins d'amertume et voyant tout de suite le mal là où d'autres pourraient y voir une opportunité de s'élever socialement et pas que.

Toujours est-il que, selon lui, les problèmes liés à l'islam se règleront socialement, en "tendant la main" aux musulmans.

L'homme de gauche est tellement bon avec les indigènes. Photo de zoo humain, très populaires entre la fin du XIXe et le début XXe.

L'homme de gauche est tellement bon avec les indigènes. Photo de zoo humain, très populaires entre la fin du XIXe et le début XXe.

Quel message envoie-t-on quand on récompense le pauvre parce qu'il est pauvre, l'immigré parce qu'il est immigré, l'entrepreneur musulman parce qu'il est musulman ?

Ne favorise-t-on pas les malentendus, n'entretient-on pas les antagonismes en privilégiant une communauté par rapport aux autres ?

M. Attali se rend-il compte des messages qu'il envoit ?

Jacques Attali se rend-il compte aussi que ce qu'il fait entre parfaitement dans le projet d'un Frère Musulman comme Tariq Ramadan ?

Propos de Tariq Ramadan tenus lors des RAMF de l'UOIF en avril 2015 au Bourget

Propos de Tariq Ramadan tenus lors des RAMF de l'UOIF en avril 2015 au Bourget

Jacques Attali sait-il que l'islam encourage justement les musulmans à s'"investir dans les causes d'acquisition de la force en s’instruisant des procédés de production, de renforcement de l’économie licite ou des méthodes et pratiques militaires.", comme l'explique ce site qui condamne pourtant le "terrorisme" 

L'homme de gauche est tellement bon avec le bougn.. heu le pauvre musulman opprimé : analyse d'une rhétorique douteuse

Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force

Sourate 8 verset 60

Jacques Attali comprend-il que l'émergence d'une bourgeoisie musulmane n'empêchera pas l'islam de persévérer dans son projet, notamment le "combat à mener contre les juifs", qui est un devoir du musulman ?

Illusoire, parfaitement islamo-compatible et en plus générateur de tensions

Non seulement la générosité intéressée de M. Attali - qui cherche peut-être à se racheter une conscience auprès de sa propre communauté ? - ne changera pas le contenu du coran et de la sunna, non seulement son action entre en parfaite correspondance avec une vision frériste de l'islam, non seulement elle rencontre un écho négatif dans la communauté musulmane qui voit le diable dans tout ce que font les juifs, surtout s'ils déclarent vouloir "apaiser les tensions au Moyen-Orient" - ce qu'ils traduisent par quelque chose comme 'faire accepter la colonisation de la Palestine par les sionistes' - , mais en plus elle met mal à l'aise une partie de sa communauté et ulcère les autres communautés

Voilà ce qu'il se passe quand on est complètement déconnecté du réel.

Entre l'exercice du pouvoir et la défense de l'humanisme, la gauche a choisi

Aujourd'hui la situation a changé. Il existe encore un électorat de gauche qui croit vraiment aux idées de gauche (comme avant on croyait au paradis et à l'enfer, dans la même optique "humaniste" de sauver la multitude en les culpabilisant de ne pas chanter assez fort à la messe...) mais ils sont de plus en plus nombreux à être déçus du Parti Socialiste, visiblement incapable d'exaucer leurs voeux. 

Pour ménager sa réserve de voix électorales...

Reste les immigrés et descendants d'immigrés extra-européens qui représentent plusieurs millions de voix. Certains disent 4, d'autres 15, faute de statistiques officielles. Toujours est-il qu'ils représentent une réserve de voix non négligeable. Ils sont majoritairement de culture musulmane ou sont influencés par les référents de la culture islamique à force de vivre avec eux, leurs valeurs sont plutôt traditionnelles voire réactionnaires et leur loyauté est très fragile ? Peu importe, la gauche a besoin de leurs voix, sinon elle perdra tout espoir de reconquérir le pouvoir. Il va donc falloir construire un argumentaire pour justifier le fait que l'homme de gauche soit si tolérant avec l'homophobie, la misogynie, la barbarie, l'incivisme.

... l'homme de gauche n'en exige rien

Pour obtenir l'adhésion de cette réserve de voix, l'homme de gauche est obligé de ménager leur susceptibilité (voire de leur acheter des équipements électroménagers, comme ce fut le cas à Marseille). La conséquence ? Il ne peut logiquement rien exiger d'eux, puisqu'il les défend. Et qu'il a besoin de leurs voix.

C'est ainsi qu'il les maintient dans l'idée qu'ils sont incapables de se prendre en main, encourageant un rapport de dépendance réciproque.

En fait de fraternité et d'humanisme, les motivations profondes de l'homme de gauche à prendre la défense de la "diversité", des musulmans, des migrants, sont tout autres : elles découlent du refus de disparaître de la scène politique et envoient un message malsain à ces communautés, les maintenant dans un état de dépendance et d'irresponsabilité permanente. Aujourd'hui, c'est toujours l'idée selon laquelle telle ou telle catégorie d'individus ne pourrait pas s'en sortir sans lui parce que trop bête, pas assez instruite, pas assez éclairée, qui pousse l'homme de gauche à épouser une cause (désespérée) et surtout à l'instrumentaliser pour accéder au pouvoir. 

En fait, pour justifier son existence, pour se sentir utile à quelque chose et surtout pour accéder au pouvoir, l'homme de gauche n'a rien trouvé d'autre que de se poser en sauveur du pauvre et de l'opprimé et comme l'ouvrier lui a tourné le dos dans les années 70, sa raison de vivre sera désormais d'aider le jeune issu de la fameuse "diversité", le musulman, le migrant. 

Les plus pauvres, c'est ma raison d'être.

François Hollande

Pendant que la gauche politique fait ses petits calculs électoraux, la gauche médiatique soutient son effort par une rhétorique condescendante

Pendant que la gauche politique fait ses tractations cyniques, la gauche médiatique elle, la couvre, justifiant au passage de façon complètement ahurissante ses agissements.

Quels liens existe-t-il exactement entre les médias et les partis de gauche ? La question mérite d'être posée. La droite au pouvoir n'a jamais touché aux subventions accordées à la presse alors pourquoi les médias sont-ils le plus souvent à gauche ? La droite n'a-t-elle pas jugé utile d'investir elle aussi dans la bataille idéologique, c'est-à-dire la conquête de l'opinion publique ?

Toujours est-il que les mots vertueux qu'emploient les médias de gauche servent, ni plus ni moins, à justifier les accords électoraux de la gauche avec des ennemis patentés de la République. Ennemis de la République, de l'égalité, de la démocratie et des droits de l'homme avec lesquels la gauche, républicaine et extrême, s'associe, pour ne pas disparaître.

Et pour soutenir ce discours, et parce que l'homme de gauche finit par croire à ses propres mensonges parce que la survie de son idéologie et sa carrière politique en dépend, l'homme de gauche est parfois obligé de recourir à des raisonnements complètement alambiqués. 

Un de ses fondements ? L'irresponsabilité chronique de l'indigène/du musulman/du migrant. Celui-ci serait trop con pour savoir ce qu'il fait, confortant celui dont il épouse la cause dans l'idée qu'il est damné et incapable de s'en sortir seul.

C'est encore cette condescendance et ce présupposé d'irresponsabilité qu'on retrouve dans cet article de Daniel Schneidermann (Le Monde, Libé, puis fondateur d'Arrêt sur image) : 

Fascinant, n'est-ce pas ?Fascinant, n'est-ce pas ?
Fascinant, n'est-ce pas ?

Fascinant, n'est-ce pas ?

Oui oui, vous avez encore bien lu.

En plus d'accorder du crédit à l'hypothèse selon laquelle les terroristes du 13 novembre ont mitraillé des gens parce qu'ils n'ont jamais osé s'asseoir à une terrasse de café, Daniel Schneidermann pense que ce qu'il appelle "l'insurrection" est "inconsciente des cibles contre lesquelles elle s'insurge"

En d'autres termes : ils ne savent pas ce qu'ils font.

Ce discours est intéressant à deux titres :

1/ il rassure les bourgeois : "ne vous inquiétez pas, ce sont des enfants, ils ne savent pas vraiment ce qu'ils font" = "ils sont inoffensifs" ;

2/ il est totalement méprisant à l'égard de ceux dont il prétend défendre la cause : ils ne sauraient pas vraiment ce qu'ils font. Normal, ils sont complètement demeurés.

Être la voix des opprimés : la seule stratégie qui reste à l'homme de gauche pour accéder au pouvoir

Pour jouer pleinement son rôle de sauveur, l'homme de gauche a besoin d'avoir une victime à sauver. Il n'a donc aucun intérêt à ce que cette victime, cet opprimé, s'en sorte. Sans cela, il n'a plus aucun facteur de différentiation avec le conservateur, traditionnellement au pouvoir.

L'existence d'un opprimé lui permet de l'affronter sur le terrain de l'"humanisme", son pré carré. L'homme de gauche-sauveur fera alors porter la responsabilité du sort de l'opprimé-victime au pouvoir en place-bourreau, démontrant de manière éclatante que celui-ci n'est pas compétent sur tout, la preuve ! 

C'est sa principale stratégie pour accéder au pouvoir à son tour.

Et tant pis si cet affrontement ne fait que masquer son incompétence dans les autres domaines qu'il faut savoir maîtriser pour diriger une nation : sur ce terrain, l'homme de gauche (et parfois du centre) excelle parce qu'il maîtrise les mots vertueux, l'air grave et la rhétorique humaniste... sauf que cette rhétorique malsaine finit par maintenir l'opprimé dans une position d'infériorité, de dépendance et d'irresponsabilité.

Les justes parlent peu et font beaucoup (...)

Maïmonide

L'homme de gauche n'aide pas l'opprimé

Il a au contraire tout intérêt à le maintenir dans sa position d'opprimé et s'en sert comme d'un levier pour culpabiliser le pouvoir en place, et, infine, prendre sa place.

L'homme de gauche et son opprimé : une sorte de syndrome de Münchhausen par procuration

L'homme de gauche est donc un adepte des mesures cosmétiques et symboliques (des montants important), court-termistes (des contrats jeunes qui s'arrêteront aux prochaines élections), non contraignantes et peu efficaces pour améliorer le sort de l'opprimé seulement en apparence. Ne comptez pas sur lui pour briser le cercle infernal. 

Reconnaissons que parmi ces mesures, certaines ont été prises par des gouvernements de droite pour maintenir la paix sociale plutôt que de résoudre des problèmes, et par peur de paraître trop autoritaires. Personne n'a envie de jouer le mauvais rôle, tout le monde veut être aimé.

Et réélu.

L'homme d'extrême-gauche instrumentalise le "damné de la terre" pour renverser un système qu'il veut détruire

L'homme d'extrême-gauche quant à lui conforte l'opprimé dans son sentiment d'injustice, instrumentalise et encourage sa sédition pour renverser un système qu'il juge inique et voué à disparaître : si on osait, on dirait qu'au fond, l'idéologue d'extrême-gauche envoit le "bougnoule" au carton

Il ira jusqu'au bout de son projet car détruire le système existant (le capitalisme, la finance, le système bancaire, le consumérisme/matérialisme...) est sa raison de vivre, ce qui le fait tenir debout, lui donne un but à lui, qui a tellement de mal à trouver sa place dans cette société.

C'est ce qu'illustre parfaitement Eric Hazan, un écrivain français qui fut pro-FLN. Eric Hazan est le genre d'intellectuel d'extrême-gauche à qualifier la police d'"armée d'occupation" en 2005 lors des émeutes de Villiers-le-Bel, et à signer une tribune où le racisme anti-blanc est désigné comme une notion d'"extrême-droite". Le décor est planté.

Dans cet article dithyrambique de L'Obs/Rue89 qui lui est consacré en 2012, la journaliste n'hésite pas à employer les termes de "Mentor, quasi-oracle de la révolution". Le romantisme de la table rase, la fascination du "grand soir"... ou l'habillage idéaliste du mal-être, de la haine de soi, des siens et de la société qui nous a vu naître ?

Le grand projet humain de l'homme d'extrême-gauche mérite bien quelques entorses à l'humanité qui se trouve en lui

Le grand projet humain de l'homme d'extrême-gauche mérite bien quelques entorses à l'humanité qui se trouve en lui

Figure intellectuelle et militante d'extrême-gauche reconnue, Eric Hazan mise sur les "jeunes de banlieue" pour mettre à bas la société : 

L’insurrection ne peut avoir lieu que si la jeunesse non-étudiante, la jeunesse des quartiers qu’on appelle « difficiles » ou « sensibles » est aux premières loges.

ITW d'Eric Hazan sur Rue89/Nouvel Obs

Le propos est on ne peut plus explicite. Il ne soulève aucun questionnement, aucun débat, aucune critique... 

Tout ça pour quoi au juste ? "Pour l’instant, ce n’est pas clair dans ma tête". Tout foutre en l'air, effrayer le bourgeois, terroriser la bourgeoise, déjà rien que ça, ça le comblera de bonheur.

Gageons que très rapidement, le mal-être des militants d'extrême-gauche et leur besoin d'absolu trouveront beaucoup de réponses dans l'eschatologie universaliste, totalitaire et mortifère de l'islam.

"Un monde à conquérir", dit cette affiche d'un parti "anticapitaliste" en Autriche, qui fait un jeu de mots avec Marx, musulman et Marxisme en autrichien.

"Un monde à conquérir", dit cette affiche d'un parti "anticapitaliste" en Autriche, qui fait un jeu de mots avec Marx, musulman et Marxisme en autrichien.

Mais il ne faut pas perdre de vue que, "modérée" ou extrême, la gauche prend la défense de l'opprimé parce qu'il croit qu'il maîtrise la situation et qu'elle va lui profiter, au détriment du conservateur/facho dont la chute est son seul objectif.

Instrumentaliser l'opinion, dire aux uns et aux autres ce qu'ils ont envie d'entendre, donner l'impression à leurs partisans qu'ils ont raison de penser bien, c'est une chose, mais l'homme de gauche ne perd pas de vue son objectif : accéder au pouvoir.

C'est la conséquence logique de la professionnalisation de la politique : le but, c'est quand même l'accès à des responsabilités, à des mandats.

Pour l'homme de gauche, défendre l'immigré, le musulman, le migrant est un moyen, ce n'est pas une fin en soi.

Pour l'homme politique de gauche, le but est de contracter des alliances avec des quartiers entiers qui se trouvent sous le joug d'islamistes.

Pour l'homme médiatique de gauche, c'est de répondre au besoin de son lectorat d'avoir l'impression qu'il pense bien, voire mieux que les autres et de se sentir supérieur parce qu'il pense plus beau, plus grand, plus généreux.

Du moins, il croit que c'est en défendant l'immigré, le musulman, qu'il atteindra son objectif. Voilà ce qu'il a prévu.

C'est parce qu'on se croit supérieur aux autres qu'on s'imagine qu'ils sont inoffensifs

Cela s'appelle l'excès de confiance. 

L'homme de gauche qui finit par croire à ses propres mensonges pense que ses idées sont tellement grandes, que son projet est tellement beau qu'il ne peut pas y avoir d'alternatives, que tout le monde finira forcément par penser comme lui.

Il admire tellement sa propre façon de réfléchir qu'il n'imagine pas un instant qu'un autre puisse réfléchir autrement.En fait, il pense détenir l'unique façon de penser correctement

Ben oui, il est tolérant et ouvert et sa façon de penser est tellement novatrice.

En conséquence, l'occidental de gauche n'imagine même pas qu'on puisse théoriser autre chose que sa façon de penser ou bien être un méchant opposant à la concorde universelle. Si on est pas avec lui, on est forcément contre lui, ce qui revient à être un nazi, puisque depuis 70 ans, on nous apprend que les seuls à ne pas avoir été fascinés par l'universalisme, c'était les nazis.

Que l'idéal universaliste communiste ait également fait plusieurs millions de morts et torturé ses opposants dans des goulags n'a pas l'air de l'ébranler dans ses convictions : il ne peut y avoir qu'un seul méchant dans l'histoire sinon après, c'est trop compliqué

L'occidental de gauche est perdu si une pensée, un système de valeurs, sort des rails dont il a l'habitude. Ou on croit à ses illusions, comme lui, ou on est forcément un peu nazi. C'est ainsi que la gauche a intérêt à associer toute pensée de droite ou conservatrice au nazisme, et c'est tout le sens de l'emploi de certains termes comme "nauséeux", "nauséabond", ou encore la désormais fameuse formule "qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire".

C'est tout le sens par exemple de cette intervention de Bernard Cazeneuve en avril 2012. Faisant clairement référence à l'évocation des "racines chrétiennes de la France" par la droite alors au pouvoir, celui qui est ministre délégué aux affaires Européennes lui reproche d'avoir "changé le visage" de la France, au point que certains ne se "reconnaîtraient" plus en elle. 

À force de synthèses politiques douteuses et de relectures historiques frelatées, ils ont rendu la France peu à peu nauséeuse.

Tribune de Bernard Cazeneuve sur Le + / Nouvel Obs

Tous les ingrédients sont là.

M. Cazeneuve a dû sursauter devant son poste samedi 16 janvier dernier lorsque Manuel Valls, son chef de gouvernement, a déclaré que la France était une "vieille nation chrétienne" qui accueillait d'autres cultures dans l'émission "On n'est pas couché". Le Nouvel Obs publiera-t-il autant d'articles polémiques que ce qu'il avait fait pour Nadine Morano affirmant dans la même émission que la France était un pays de "race blanche" ?

La concorde universelle vaut bien quelques petites compromissions... Non ?

Son idéal est tellement grand qu'il justifie quelques petits arrangements ponctuels. Puisqu'on ne peut pas contraindre les autres, il va falloir lâcher un peu de lest.... La concorde universelle vaut bien une petite entrave à la loi pour laquelle on s'est battu un siècle plus tôt, n'est-ce pas 

Contrevenir à la loi de 1905 en faveur du CFCM en lui accordant un loyer quasi gratuit et en effaçant sa dette de 400 000€ en avril 2015 ? Aucun problème pour le Conseil de Paris. Après tout, nos "compatriotes musulmans" ont droit à un "rattrapage"... non ?

Tout homme par excès de confiance est son propre ennemi.
André Gide

Journal (1887-1950)

L'homme de gauche et le syndrome de Stockholm

Vous vous souvenez à l'école du pauvre gamin qui ne comprenait pas que des gamins se foutaient de lui et s'en prenait à ceux qui essayaient de le lui faire comprendre ? Eh bien l'homme de gauche c'est un peu ça. 

Tous ceux à qui j'ai enseigné l'art invincible - De bander l'arc et de lancer le trait - M'ont finalement pris pour cible.

Le Jardin des Roses, Musluh al-Din Saadi

Plus grave : l'homme de gauche participe au travail de destruction des spécificités culturelles souhaité par l'islam

Non content de céder aux exigences des responsables religieux musulmans moyennant ces fameuses voix électorales, et de participer activement à la diffusion de l'islam (qui finit tôt ou tard par produire ce qu'il a produit dès ses débuts avec Mahomet et ses compagnons : des razzias, des décapitations, des viols, et, finalement, l'asservissement de populations entières), les hommes et les femmes de gauche s'attaquent courageusement aux spécificités culturelles françaises comme les crèches, une tradition d'inspiration pré-chrétienne, ou l'utilisation d'une langue locale comme cette sénatrice PS qui a récemment demandé à ce que le président de l'assemblée de Corse soit sanctionné pour avoir prononcer un discours en corse lors de son investiture.

Supprimer les crèches du paysage contribuerait activement à promouvoir le vivrensemble.

A sa décharge, c'est vrai que c'est plus facile de dégager une crèche d'un hôpital que de faire disparaître les voiles musulmans dans la rue, de plus en plus nombreux

A sa décharge, c'est vrai que c'est plus facile de dégager une crèche d'un hôpital que de faire disparaître les voiles musulmans dans la rue, de plus en plus nombreux

"Ne pas créer de précédent" ou céder à la pression ? 

L'idée de génie derrière tout ça ? On l'a bien compris, il s'agit de "ne pas créer de précédent", lutter indirectement contre l'entrisme du culte musulman et éviter que les langues étrangères ne s'immiscent dans la vie publique. 

Sauf que ce combat est idiot à plusieurs titres :

- Pendant qu'ils se focalisant contre les spécificités culturelles françaises, ils laissent prospérer le culte musulman et les spécificités culturelles véritablement visées,

- Ils sont en train de faire le travail de destruction culturelle que souhaite l'islam politique.

On sait que les agents de l'islam politique méprisent nos coutumes et nos valeurs et pensent qu'elles doivent disparaître. Avec l'homme de gauche, ils n'ont même plus besoin de faire le sale boulot eux-mêmes, celui-ci s'en charge.

Se persuadant de lutter contre le projet de l'islam politique, l'homme de gauche républicain y participe, de fait.

En s'attaquant aux spécificités culturelles françaises, l'homme de gauche fait le sale boulot de l'islam... et lui fait place nette

En résumé, c'est non seulement hypocrite et lâche mais en plus inutile et, encore mieux, contre-productif.

Les hommes et les femmes de gauche font le boulot de destruction culturelle que les "barbus" n'auront plus besoin de faire.

Ce faisant, la gauche donne raison aux barbus qui disent que notre culture, nos coutumes sont méprisables et doivent disparaître

Non seulement ils ne sont pas un rempart contre le totalitarisme et la terreur, mais en plus ils les aident.

Où sont les hommes et les femmes de gauche véritablement attachés aux valeurs républicaines ?

C'est un peu la question qu'on se pose. Certains quittent le parti, conscients de ses dérives, quand d'autres y restent pensant pouvoir encore changer le parti de l'intérieur. 

Un courrier signé de quelques noms a bien été adressé à Jean-Christophe Cambadélis pour l'interpeller sur son invitation du CCIF au siège du PS en juin 2015, passée complètement inaperçue auprès du grand public.

Céline Pina, conseillère régionale PS du Val d'Oise, a bien livré une interview suite à la polémique autour du Salon de la femme musulmane en septembre 2015 à Pontoise pour attirer l'attention sur les liaisons dangereuses entre élus de son propre camp et responsables religieux musulmans plongeant leur quartier dans un islam toujours plus anti-républicain.

De plus en plus de sympathisants de gauche commencent à prendre conscience du danger que représente une influence grandissante de l'islam sur la vie politique mais leur voix est minoritaire et aucun n'attaque frontalement la stratégie électorale de son parti.

Les médias français : hystériques avec un dérapage de la droite, d'un silence criminel sur les compromissions avec l'islam politique

Enfin, quel média ose aborder les compromissions du Parti Socialiste et parfois de l'UMP/Les Républicains avec l'islam politique ? Le Nouvel Obs a publié pas moins de 7 articles au sujet de Nadine Morano et de ses déclarations sur la "race blanche" : un niveau de traitement quasi délirant. 

Combien d'articles sur les mairies qui contreviennent à la loi 1905 en accordant des subventions cachées à des associations cultUElles musulmanes, les faisant passer auprès des conseillers municipaux pour des associations cultURElles? 

Combien d'articles sur le contournement de la loi par la Mairie de Paris pour avoir, sous Bertrand Delanoë, fait financer deux mosquées de 4 600m2 par le contribuable parisien, et sa récente condamnation ?

Combien d'articles sur l'embauche à la mairie de Bobigny de proches du Gang des Barbares, à part celui du Midi Libre et de Marianne ??

Combien d'articles sur la participation régulière d'Aziz Senni, de l'UDI, aux RAMF de l'UOIF - dont tout le monde sait qu'elle est l'antenne des Frères Musulmans en France -, RAMF qui se déroulent chaque année depuis bientôt 35 ans au Bourget, dans l'indifférence générale et alors que récemment encore, Manuel Valls a déclaré en février 2015 qu'il voulait "combattre le discours des Frères Musulmans en France" ?

Combien d'articles sur le soutien et la participation d'Edwy Plenel à des événéments organisés par des acteurs de l'islam politique en France et en Europe ? 

L'homme de gauche est tellement bon avec le bougn.. heu le pauvre musulman opprimé : analyse d'une rhétorique douteuseL'homme de gauche est tellement bon avec le bougn.. heu le pauvre musulman opprimé : analyse d'une rhétorique douteuse

Combien d'articles sur le fait que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis a publié ses voeux sur Twitter pour l'Aïd El Kebir, en vertu du principe de la reconnaissance de la diversité, mais pas pour Noël, en vertu du principe de laïcité ?

Combien d'indignations ? Combien de polémiques ? Combien de manifestations ?

 

A quoi sert la gauche ?

Si ce n'est à créer artificiellement des clivages et instrumentaliser des causes afin d'accéder au pouvoir, quitte à participer à l'oeuvre de l'islam politique, elle qui prétend défendre des valeurs humanistes ? 

Un dessin de Riss, de Charlie Hebdo

Un dessin de Riss, de Charlie Hebdo

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