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Une bonne fois pour toutes: ce que font les médias de gauche n'a que l'apparence du journalisme

28 Août 2017 , Rédigé par VDVC

Journaliste, c'est un beau métier.

Informer les hommes et les femmes c'est leur permettre de prendre les bonnes décisions, d'agir en conscience.

C'est un métier honorable.

Et c'est aussi l'objet de toutes les convoitises car pour tous, celui qui informe dit le réel, et donc la vérité.

 

Article après article, sujet après sujet, les médias créent un narratif

Les médias plantent le décor. Ils racontent des histoires, des tranches de vie, des événements. 

Ils racontent une époque.

Ils couchent par écrit, inscrivent un récit dans le marbre pendant que l'oralité se perd dans l'oubli.

L'écrit témoigne. Il confère un poids, une gravité au fait relayé.

En d'autres termes, article après article, la production journalistique construit un narratif.

Certains faits sont traités, d'autres pas.

Certains faits sont traités d'une manière, les autres, autrement.

 

Or il faut savoir que les communicants et les journalistes sortent souvent des mêmes écoles. Et la frontière est mince entre l'information - par le choix de l'information publiée et de son traitement - et l'influence.

Autrefois, on appelait ça de la propagande.

News is something somebody doesn't want printed; all else is advertising.

William Randolph Hearst

 

Il fut un temps, par exemple, où l'on expliquait très sérieusement aux populations des choses qui paraissent incroyables aujourd'hui. Et pourtant, c'était relayé par les médias.

C'était le narratif de l'époque.

Il y a un siècle à peine, la science, relayée par la presse, prouvait que l'homme noir était le "chaînon manquant" entre le singe et l'homme (blanc).

C'était scientifiquement prouvé.

C'était une découverte incroyable.

Et à ce titre, il ne fallait pas rater l'occasion d'aller voir ces sujets de curiosité.

Les médias de l'époque relayaient sans problème.

A chaque époque son narratifA chaque époque son narratifA chaque époque son narratif

A chaque époque son narratif

 

Le narratif d'hier vous paraît invraisemblable ?

Il est urgent de prendre du recul par rapport à celui d'aujourd'hui.

 

L'influence du "storytelling" sur l'opinion publique

Cela fait bien longtemps que l'information est "le nerf de la guerre", et que la maîtrise du storytelling est un enjeu pour une entreprise, exactement comme l'est un récit national pour un pays ou l'histoire pour qui veut la réécrire.

C'est ainsi qu'Apple a tout fait pour mettre en avant feu Steve Jobs, son charismatique ancien patron, "réfugié syrien", homme visionnaire et inspiré, pour faire oublier son optimisation fiscale.

Résultat ? Tout le monde déteste "les patrons qui s'en mettent plein les poches" mais tout le monde est en adoration devant cet "immigré" brillant. Car l'opinion occidentale lambda est toujours agréablement surprise par l'intelligence d'individus qu'elle considère comme exotiques.

 

Un bon storytelling favorise l'adhésion de l'opinion publique.

Il fédère. Il mobilise.

Il suscite des vocations. Il pousse à l'action.

Il convainc qu'il faut faire quelque chose

Pour Apple : il faut acheter l'Iphone.

Pour la gauche radicale : il faut faire la révolution.

Année après année, biographie après biographie, communiqué de presse après communiqué de presse, photo après photo, article après article, un bon narratif fait pencher la balance et influe sur le cours de l'histoire.

 

L’information, nerf de la guerre ? Rien de nouveau sous le soleil.
Au VIe siècle avant J.‑C., le général chinois Sun Tsu en avait fait l’objet de son ouvrage L’Art de la guerre.
Napoléon, dit-on, craignait davantage trois journaux que dix mille baïonnettes. Plus près de nous, David Galula (1919-1967), théoricien militaire français, avait rappelé le rôle clé du soutien des populations.

La Croix

"Challenging muslim women's narratives", "soyons créatrices de nos récits!" : la maîtrise du récit est l'objectif n°1 pour Lallab, association militante musulmane

"Challenging muslim women's narratives", "soyons créatrices de nos récits!" : la maîtrise du récit est l'objectif n°1 pour Lallab, association militante musulmane

 

Et la presse a une voix qui porte.

On ne l'appelle pas le quatrième pouvoir pour rien.

Des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers de personnes peuvent être exposés à un article, à une idée, à une vision des choses.

Tout journaliste est conscient de sa capacité d'influence.

 

 

Comme le dit si bien Nassira El Moaddem, directrice du BondyBlog, le journaliste influence, il oriente.

Comment ? Tout simplement parce qu'il dispose d'une audience : potentiellement des milliers de gens vont le lire, regarder son reportage, entendre ses mots.

Des milliers de gens vont être exposés au sujet que le journaliste a choisi de traiter.

Des milliers de gens vont être exposés à sa façon de le traiter.

Et cette influence auprès d'une audience, ce pouvoir, lui confère donc une responsabilité.

C'est ce que ressent tout apprenti journaliste lorsqu'il commence à rédiger quelques articles : il comprend vite que sa voix porte, que ses mots sont scrutés, que sa façon de présenter les choses peut avoir des conséquences très concrètes.

Il prend conscience de son pouvoir.

 

La mission du journaliste de dénoncer les "injustices sociales" 

Le journaliste comprend vite qu'il ne peut pas dire n'importe quoi, qu'il doit prendre la mesure de chacun de ses mots.

Il comprend aussi, et les missions qu'on lui donne vont souvent dans ce sens, qu'il peut mettre ce pouvoir au service des plus faibles, de ceux qui sont dans la difficulté et qui n'ont pas voix au chapitre, justement.

C'est une mission à peine tacite puisque, bien souvent, on demande au journaliste de couvrir un événement, une situation intolérable, des personnes ou une association dans la difficulté, un conflit... 

 

On ne fait pas un papier sur un train qui arrive à l'heure ou sur des gens heureux.

 

La presse répond-elle a un besoin de s'indigner, d'éprouver de la compassion, de se rassurer sur sa propre condition ?

C'est bien d'écrire sur ceux qui souffrent et surtout ça fait vendre, ou cliquer.

A croire que cela répond à un besoin de s'indigner de temps en temps, d'éprouver de l'empathie, de se rassurer sur sa propre condition ?... Allez savoir.

Le journaliste comprend vite qu'il peut faire quelque chose de bien en se faisant le porte-parole de ceux qui sont dans la difficulté et "qui n'ont pas droit au chapitre".

En d'autres termes le journaliste croit rapidement que sa mission est de donner la parole à tous ceux qui sont victimes d'injustice sociale. De son métier, il en fait une mission personnelle.

Nous sommes déjà loin de la mission d'information.

Pour beaucoup de jeunes journalistes, c'est cela qui fait la noblesse de leur mission : donner la parole aux exclus, à ceux qui sont montrés du doigt, aux victimes d'injustice.

 

Lutter contre les "préjugés" au nom d'une grande et noble cause, très valorisante : la justice sociale

C'est cela qui sous-tend le tout. Car pour pratiquer un métier généralement mal payé, traiter des sujets parfois inintéressants et se faire parfois insulter pour un mot mal pesé, il faut avoir la foi.

La foi en une société plus égalitaire, "plus juste", traversée par l'amour de son prochain.

Quitte à atténuer certains aspects de la réalité qui desserviraient bêtement la cause qu'on s'est fixé, à savoir : protéger et donner une bonne image des opprimés, "casser les préjugés" négatifs pour lutter contre l'injustice sociale et l'"oppression".

 

 

Prolixité vs. Ellipses

 

Prolixité et promotion d'articles sur les réseaux sociaux d'un côté,

Phrase noyée au milieu de 3 000 mots de l'autre.

 

En fait, chaque média choisit de mettre en lumière certains sujets et de ne pas s'attarder sur d'autres.

Un média peut choisir de publier une dizaine d'articles sur un seul sujet, un événement et de faire une allusion rapide à un autre au milieu d'un article très long.

Les deux sujets ont bien été abordés. Mais avouez qu'ils ne bénéficient pas du même traitement.

Exemple ? Le "Moranogate" en septembre 2015.

Une bonne fois pour toutes: ce que font les médias de gauche n'a que l'apparence du journalismeUne bonne fois pour toutes: ce que font les médias de gauche n'a que l'apparence du journalisme
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Si les propos de Nadine Morano faisaient effectivement débat, L'Obs a publié pas moins de 7 articles enflammés sur le sujet.

Pour 2 mots prononcés.

Idem avec le burkini, dont certains, partisans de sa banalisation, ont trouvé qu'on "en parlait trop".

Effectivement, on en a trop parlé. Mais ceux qui en ont trop parlé le défendait.

L'Obs, encore lui, a publié pas moins de 38 articles en un mois pour défendre le port du burkini.

On ne peut s'empêcher de comparer la prolixité des médias sur certains sujets avec leurs ellipses sur d'autres sujets.

 

Le saviez-vous ? Le Parti Socialiste était représenté lors du dîner du CCIF (sic) en 2015

"... Le premier secrétaire du Parti socialiste s’est cependant fait représenter par sa porte-parole, Corinne Narassiguin... "

"Voilà à quoi ressemble le gala du CCIF"

Où l'on apprend dans une phrase noyée au milieu de + de 2 000 mots que le Parti Socialiste, un parti "républicain", était représenté lors du "dîner du CCIF" en 2015. Le CCIF, identifié depuis quelques années déjà comme une antenne des Frères Musulmans.

 

Le saviez-vous ? Bertrand Delanoë a financé un lieu de culte musulman avec de l'argent public

... Si le jugement en appel de novembre 2015 a plutôt donné raison à ce contribuable...

"DESINTOX Non, Hidalgo n’a pas été condamnée à payer 14 millions pour financement illégal d’une mosquée"

 

Quand la Désintox de Libé dénonce un "hoax d'extrême-droite", elle aborde bien vite l'information principale :

M. Delanoë et Mme Hidalgo ont bien fait financer le culte musulman par le contribuable parisien en contrevenant totalement à la loi 1905 sur la laïcité.

 

Le saviez-vous ? La plus haute juridiction d'état en France a donné son feu vert pour contrevenir à la loi française sur la laïcité

les municipalités sont désormais les premiers bailleurs fonciers de l’islam : sur 190 mosquées inaugurées depuis 2011 ou en cours de construction, 114 projets ont été rendus possible grâce à la cession d’un terrain municipal. Le Conseil d’État avait en effet, en juillet 2011, clairement opté pour une « laïcité ouverte »

Islamophobie partout ?

Dans cette interview datant de 2014, on apprend que les municipalités sont les premiers bailleurs de l'islam. 

Oui, contribuables français, vous financez déjà directement ou indirectement le culte musulman et certains maires français violent la fameuse loi 1905.

Pendant ce temps Le Monde s'interroge face à 3 santons posés sur une table :  "La République saura-t-elle faire respecter sa devise ?"

 

A comprendre absolument : un média CHOISIT les sujets sur lesquels il va écrire un article, faire un reportage

Dernièrement, il s'est tenu un festival du #JournalismeVivant, les 14, 15 et 16 juillet 2017 à Autun, en Bourgogne. Etaient présents plusieurs intervenants dont Florence Aubenas, la journaliste-reporter kidnappée en Irak en 2005 pendant plusieurs mois, ancienne de Libération et sensible aux questions sociales.

Voici ce qu'en ont retenu les twittos venus assister à sa conférence :

Une bonne fois pour toutes: ce que font les médias de gauche n'a que l'apparence du journalismeUne bonne fois pour toutes: ce que font les médias de gauche n'a que l'apparence du journalismeUne bonne fois pour toutes: ce que font les médias de gauche n'a que l'apparence du journalisme
  1. "Le problème du sujet unique"
    Vous ne le savez peut-être pas, mais souvent, un média choisit d'aborder un sujet parce qu'un autre média l'a abordé.
    Paresse, mimétisme ? Toujours est-il qu'au-delà du sujet unique, il existe aussi le problème de l'angle unique.

    Le Figaro, Causeur et Valeurs Actuelles pèsent bien peu face à Libé, L'Obs, Mediapart, Slate, Le Huffington Post, Les Inrocks, Telerama, Rue89, BondyBlog et désormais StreetPress et Buzzfeed qui visent spécifiquement les plus jeunes.


    La majorité des médias "officiels" en France :

    -prennent systématiquement la défense des musulmans, ce qu'explique cet article de Conspiracywatch
    -vont jusqu'à donner une bonne image des salafistes, et à l'inverse n'évitent aucun récit négatif sur les catholiques,
    -épargnent systématiquement les militants de gauche radicale de toute critique, mais n'évite aucune critique sur la police et les corps de l'état
    -défendent systématiquement l'arrivée des migrants,
    -ne ratent jamais une occasion de rappeler qu'il ne faut pas faire d'amalgames concernant les musulmans mais s'autorisent à titrer "Oui, les français sont racistes"
    -commencent systématiquement leurs titres sur Israël par les "palestiniens" tués, et précisent plus tard dans l'article que ceux-ci avaient accessoirement tenté de tuer des israéliens juste avant (oui, même le Figaro)

    En fait si : il y a bien une pensée unique dans les médias. 

     
  2. "Le journalisme mérite toutes les critiques qu'on lui fait"
    Oui, mais visiblement les médias ne se remettent jamais en question. Rien ne change aux propos et aux analyses depuis plusieurs années. 
    Une persévérance qui laisse pantois.
    Mais la faute ne revient-elle pas à ceux qui les renflouent pour faire perdurer ce narratif ?

    Et si, au fond, ça arrangeait les grands patrons de presse de laisser les journalistes continuer à donner libre cours à leur passion de la "justice sociale" pour éviter qu'ils ne s'intéressent à d'autres sujets, vraiment gênants pour eux ? 

     
  3. "En journalisme, il n'y a pas d'objectivité"
    Tant d'honnêteté et de lucidité laisse songeur, quand on sait la détermination avec laquelle les auto-proclamés journalistes-débunckers ou "data-journalistes" chassent les "fake news" diffusées par la désormais légendaire "fachosphère".
    On ne peut qu'approuver Florence Aubenas sur le fait que :
    -le choix du sujet,
    -le choix de l'angle,
    -le choix des mots,
    Penchent dans un sens ou dans l'autre. Et ça penche quand même toujours du même côté, n'est-ce pas ?

     
  4. "Ce que les médias n'abordent pas, n'existe pas"
    Ce qui veut dire qu'un sujet non traité par la presse n'a aucune existence médiatique.
    Donc il n'entre pas dans la perception du réel.
    Cela peut paraître une lapalissade mais si aucun média ne décide d'aborder un sujet, il n'aura aucune visibilité, et sera ignoré par l'opinion publique. 

 

Quand un média choisit d'aborder un sujet, il le fait vivre

Quand un média choisit de ne pas aborder un sujet, ce n'est pas parce qu'"il ne sait pas"

Quand un média choisit de ne pas aborder un sujet, il participe à son oubli

 

Alors qui "modifie la réalité de façon subtile" ?

Ci-dessous, Nordpresse, site parodique (de gauche), ne plaisante plus du tout lorsqu'il accuse les "fachos" de "modifier la réalité de façon subtile".

Mais que font les médias lorsqu'ils préfèrent parler de trois palestiniens tués dans des affrontements avec la police alors qu'ils avaient participé à des provocations, plutôt que les trois israéliens assassinés au couteau chez eux, un père et ses deux enfants, alors qu'ils attendaient des proches pour fêter l'arrivée d'un enfant dans la famille ?

Et que penser de l'indignation médiatique sélective lorsqu'un cimetière musulman est vandalisé et de la relative indifférence des médias lorsqu'un "simple" cimetière municipal, généralement chrétien, est saccagé ?

L'indignation sélective des médias exaspère de plus en plus d'internautes
L'indignation sélective des médias exaspère de plus en plus d'internautesL'indignation sélective des médias exaspère de plus en plus d'internautes

L'indignation sélective des médias exaspère de plus en plus d'internautes

Le compte Twitter de l'AFP : "Morceaux choisis des fils d'actu". L'AFP choisit de mettre en avant certains sujets et pas d'autres sur son compte Twitter

Le compte Twitter de l'AFP : "Morceaux choisis des fils d'actu". L'AFP choisit de mettre en avant certains sujets et pas d'autres sur son compte Twitter

 

"Les médias sont en train de créer ce récit de A à Z. C'est dingue que les gens n'aient pas encore compris ça"

Cette américaine explique à la perfection comment les médias créent un storytelling, notamment en usant d'imprécisions et en faisant l'impasse sur certains sujets, lorsqu'ils ne servent pas le discours voulu.

"Les médias sont littéralement en train de simuler une réalité".

Ici, il s'agit du supposé renouveau du Klu Klux Klan en raison de l'accès de Trump à la présidence :

 

"Les faits n'existent pas"... quand ils donnent raison aux discours de droite

Vous êtes journaliste, vous savez que les faits, ça n'existe pas, les faits tout seuls, c'est pas vrai, il y a toujours une interprétation des faits, une lecture des faits à l'aune de valeurs et ma question c'est : quelles sont les vôtres ?

Natacha Polony à Laurent Obertone, ONPC 2 mars 2013, à partir de 27'33

 

Lorsque Laurent Obertone choisit de sortir du rang et d'aborder la surcriminalité dans les populations d'origine étrangère, même Natacha Polony, pourtant classée à droite, s'interroge sur ses "valeurs".

Mais pourquoi personne ne s'interroge sur les valeurs des journalistes qui cherchent des circonstances atténuantes aux auteurs d'attentats?

Pourquoi personne ne s'interroge sur les valeurs des journalistes qui présentent les terroristes comme des victimes (de préjugés, de racisme, de brimades...) ?

Pourquoi personne ne s'interroge sur les valeurs des journalistes qui font un portrait dithyrambique d'Eric Hazan, directeur des éditions La Fabrique, qui, pour faire aboutir son projet d'"insurrection", c'est-à-dire de guerre civile, pense que "la jeunesse non-étudiante, la jeunesse des quartiers qu’on appelle « difficiles » ou « sensibles » [doit être] aux premières loges" ? Eric Hazan, qui édite Houria Bouteldja ou encore le Comité Invisible ?

 

Si les médias ne sont pas objectifs alors... de quel bord politique sont-ils ?

Continuons notre enquête. #objectivité

 

Quand StreetPress cherchait une "Eugénie Bastié de gauche"

Exemple : une offre de stage du site StreetPress :

Quand StreetPress cherche une stagiaire, il espère trouver une "Eugénie Bastié de gauche" (sic)

Quand StreetPress cherche une stagiaire, il espère trouver une "Eugénie Bastié de gauche" (sic)

 

Un des fondateurs de l'Obs justifie sa fidélité à des idéaux de gauche

Jean Daniel, un des fondateurs avec Claude Perdriel et André Gorz du Nouvel Obs ou L'Obs, se justifie de son engagement idéologique après des accusations provenant d'Aude Lancelin.

Les «fins limiers» qui ont reconstitué la soi-disant cabale ourdie contre notre consœur n’auront eu ni l’honnêteté, ni la patience de se souvenir ou de se renseigner sur les rapports que le Nouvel Obs a entretenus avec toutes les gauches.
(...)
Dans le cas de Michel Bosquet, je demandais régulièrement à ce prince du gauchisme international de rendre plus régulière sa collaboration dans nos pages. Pour que tous les courants de la gauche y soient représentés : sans l’expression de ce qu’on appelait alors la maladie de jeunesse du socialisme, il nous paraissait que nos prises de positions n’étaient pas complètes et que notre pensée restait inachevée.
(...)

Jean Daniel, co-fondateur de L'Obs

 

La rédaction de Libé pose le poing levé

Et non, ce n'était pas pour le clip d'Amel Bent.

"Viser la lune, ça ne me fait pas peur"

"Viser la lune, ça ne me fait pas peur"

 

Le point levé est un geste distinctif de l'extrême-gauche, des anarchistes et des communistes. C'est en quelque sorte le salut hitlérien de la gauche radicale.

 

En 2017, les médias français recrutent carrément des politiques

Citons également les multiples reconversions d'hommes et de femmes politiques dans les médias :

  • Eduardo Rihan Cypel, candidat PS recalé aux législatives de Seine-et-Marne va tenir une chronique tous les matins, à partir du lundi 28 août, sur Radio Nova
  • Aurélie Filippetti, candidate PS malheureuse aux législatives en Meurthe-et-Moselle et Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande seront chroniqueurs sur RTL
  • Julien Dray (PS) rejoint LCI
  • Raquel Garrido, l'ancienne porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, sera quant à elle chroniqueuse sur C8.

Soulignons pour faire bonne mesure qu'Henro Guaino officiera sur Sud Radio, Jean-Pierre Raffarin sur France 2 et Jean Messiha (FN) sur Europe 1. 

Ajout 04/09/2017 : Finalement, Jean Messiha ne sera pas chroniqueur sur Europe 1. 

 

L'alternance d'articles : une méthode pour diluer une opinion et influencer de façon subtile

Il existe une méthode pour faire passer des idées sans que cela passe pour une grossière propagande : alterner les articles au ton neutre, informatif et les articles orientés.

3 articles informatifs, 1 article humoristique, puis 1 article orienté,
Puis à nouveau 3 articles informatifs, 1 article insolite, 1 article orienté...
Etc

Evidemment, nous citons ces chiffres à titre d'exemple. Mais observez la production de chaque média "officiel" : vous pourrez vérifier qu'au milieu de plusieurs titres relativement neutres, un article orienté s'est glissé.

Les titres neutres servant à asseoir l'image d'un média "officiel".

L'alternance permettant de diluer l'influence pour la rendre plus subtile, donc moins perceptible pour le public

 

Morceaux choisis du fil Twitter de L'Obs : muts-have de l'été et migrants persécutés en Lybie, tortues à Mayotte et palestiniens tués, séisme en mer Egée et "journée sanglante en territoire palestinien"
Morceaux choisis du fil Twitter de L'Obs : muts-have de l'été et migrants persécutés en Lybie, tortues à Mayotte et palestiniens tués, séisme en mer Egée et "journée sanglante en territoire palestinien"
Morceaux choisis du fil Twitter de L'Obs : muts-have de l'été et migrants persécutés en Lybie, tortues à Mayotte et palestiniens tués, séisme en mer Egée et "journée sanglante en territoire palestinien"

Morceaux choisis du fil Twitter de L'Obs : muts-have de l'été et migrants persécutés en Lybie, tortues à Mayotte et palestiniens tués, séisme en mer Egée et "journée sanglante en territoire palestinien"

 

Autre méthode : assimiler un problème à ceux que vous voulez dénigrer aux yeux du public

Une bonne fois pour toutes: ce que font les médias de gauche n'a que l'apparence du journalisme

 

Ce titre est inattaquable ! En effet, Ramzan Kadyrov, qui veut éliminer les homosexuels de Tchétchénie, est bien l'"ami du Kremlin". Donc de Poutine.

Mais c'est aussi un chef d'état musulman, et l'islam est la seule "religion" qui préconise dans sa loi l'exécution des homosexuels.

Que faire ? 

Louis Boy, l'auteur de ce papier, a tranché avec la bénédiction de France Info : il présentera Ramzan Kadyrov comme "ami du Kremlin", plutôt que comme "chef d'état musulman".

Ou comment rejeter l'opprobre sur Vladimir Poutine plutôt que sur l'islam.

Et le fait que Ramzan Kadyrov ait mis le mot "allah" en image de profil sur son compte instagram dont le journaliste inclut une publication ne change rien : si Kadyrov est homophobe, ça a un lien avec Poutine.

Pas avec l'islam, qui est majoritaire en Tchétchénie.

 

La législation relative à la liberté de la presse y est-elle pour quelque chose ?

La liberté de la presse est définie par un texte de loi, la loi du 29 Juillet 1881, depuis étoffée, qui a pour but d'encadrer le métier. 

Cette loi proclame la liberté de la presse et en donne les contours.

Elle punit notamment la diffamation : l'auteur d'une publication et le journaliste qui l'a signée peuvent être attaqués en justice si un article ou un reportage porte des accusations non fondées sur un individu ou un groupe. 

Seule l'Exceptio veritatis peut sauver le journaliste, qui doit alors prouver :

  • que son travail poursuit un but légitime ;
  • l'absence d'animosité personnelle ;
  • le sérieux de l'enquête préalable ;
  • la prudence et la mesure dans l'expression.

Cette même loi de 1881 prévoit également « un emprisonnement de un mois à un an et d'une amende de 1 000 F à 1 000 000 de francs » pour une diffamation à caractère raciste.

Depuis 1992, elle menace « d'un an d'emprisonnement [maximum] et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement » tout auteur d'un article qui pourrait s'apparenter à de la diffamation à caractère raciste.

La menace judiciaire aurait-elle rendu les rédactions frileuses sur ces questions ?

 

 

Deux questions à se poser face à un média

Vous savez lire ? Vous disposez de quelques capacités d'analyse ? Alors vous pouvez analyser un texte, une image d'illustration, le parti pris d'un article lorsqu'il y en a un. 

 

Ce média est-il de droite ? 

Exemple : Mediapart est-il de droite ? 

Si la question vous fait sourire, alors c'est que vous connaissez la réponse.

Ce média publie-t-il les tribunes de militants de tous bords politiques ?

Et sa corollaire : ce média publie-t-il la tribune de militants nationalistes ? Pro-Israël ? Identitaires ? Ou encore royalistes, pourquoi pas ? 

Donne-t-il à tous l'occasion d'exprimer son point de vue dans ses colonnes ?

Exemple : L'Obs héberge volontiers la tribune de sociologues et d'universitaires "antiracistes" mais donne-t-il aussi souvent la parole par exemple à un écrivain ou philosophe de droite ?

 

Subventions de l'état et "pluralité des opinions"

Tout ceci pose d'autant plus questions que les médias reçoivent chaque année des subventions de l'état pour "préserver la pluralité des opinions" et permettre aux lecteurs de se forger leur opinion.

En 2015, Libération, dont les journalistes posent le poing levé, a ainsi reçu 6 499 414 €, le plaçant au 2ème rang des titres de presse français les plus subventionnés par l'état.

Le Monde, qui a réalisé dernièrement un portrait dithyrambique de Marwan Muhammad, a reçu quant à lui  5 438 216 €. Cela incitera-t-il l'état à diminuer le montant de sa subvention ? 

La Croix, qui titre de façon romantique sur la "Colère des jeunes palestiniens" en octobre 2015 en pleine "Intifada des couteaux" et alors que 27 civils israéliens sont morts poignardés, se hisse quant à lui à la 5ème position avec 4 405 474 €.

 

 

De quelle pluralité s'agit-il en France lorsqu'il n'existe que trois médias classables à droite et une quinzaine à gauche ?

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Angelilie 30/08/2017 15:55

un beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog (lien sur pseudo)
au plaisir